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Restructuration permanente à la SSR

Photo by Abbie Bernet on Unsplash

Le 29 septembre dernier, suivant le schéma bien rôdé de la carotte (merci de vos efforts) et du bâton (mais il va falloir se serrer la ceinture), Gilles Marchand annonçait un nouveau plan d’économie prévoyant la suppression de 250 postes de travail à la SSR d’ici à 2024, afin de pallier la baisse des recettes publicitaires, exacerbée par la crise sanitaire.

Les plans d’économie se succèdent donc à la SSR, avec ou sans coronavirus. Depuis 2015, une seule année y échappe, 2017, celle de la nomination de Gilles Marchand à la Direction de la SSR.

Ce mardi 6 octobre, c’était au tour de Pascal Crittin d’informer le personnel sur la situation financière de la RTS.

Les nouvelles coupes (10-12 millions et 60-70 postes de travail à supprimer) ne seront mises en œuvre qu’à partir de 2022, et jusqu’en 2024. Toutefois des mises en retraite anticipée liées au précédent train de mesures (2020) qui n’ont pas encore été opérées vont bel et bien toucher des collègues dans les prochains mois.

Que pouvons-nous faire ?

Ces annonces, c’est compréhensible, alimentent le sentiment du personnel d’être submergé par des restructurations à répétition, auxquelles s’ajoutent les difficultés découlant de la crise sanitaire.

Pourtant, malgré ce climat morose, ce serait une erreur que de céder à la fatalité. Le syndicat est un outil dans les mains des employé·e·s de la SSR. Dans cette nouvelle période difficile qui s’annonce, le SSM se tiendra avec conviction du côté des salarié·e·s quel que soit leur métier au sein de la SSR.

Il s’agira notamment de recenser et demander des comptes sur les mesures d’économie alternatives non retenues par la direction RTS lors de la consultation du personnel de 2019. Mais il faut voir plus loin. Dans une entreprise fortement centralisée comme l’est la SSR, nous sommes persuadés qu’il existe un potentiel de solutions alternatives au plan national, qui n’ont pas encore été examinées par le personnel. 

Il est d’autant plus important de s’organiser au sein de la SSR que les négociations pour la prochaine CCT vont reprendre le 13 octobre, et demanderont un soutien du personnel, en particulier pour améliorer le système salarial (si vous n’avez pas encore signé la pétition, faites-le sans tarder !).

La SSR est disposée à négocier des mesures d’accompagnement intéressantes

C’est une bonne nouvelle. Passons sur le fait que la communication de Gilles Marchand  évoque des discussions en cours avec le SSM alors qu’aucune discussion concrète n’a encore eu lieu. La com reste la com. Ce qui compte, c’est que le SSM souhaite vivement entrer en discussion, et le plus vite possible.

Le Comité national du SSM l’a fait savoir dans un courrier du 22 septembre, dans lequel l’exécutif du syndicat a accepté la prolongation de l’actuel plan social à la condition de pouvoir  négocier avec la SSR un paquet de mesures coordonnées : une réelle incitation aux départs volontaires, une amélioration du plan social dans son volet délocalisation (déménagement de Berne à Zurich, puis de Genève à Ecublens) et un dispositif efficace pour la reconversion professionnelle interne avant licenciement.

La SSR s’est donc engagée à trouver des solutions en collaboration avec le SSM. Nous nous réjouissons de cette volonté affichée de dialogue. En tant que partenaire social responsable devant nos membres, nous entendons discuter de tout. Nous n’accepterons pas une politique du fait accompli. Les solutions devront être ratifiées par les instances démocratiques du syndicat.

Colère dans la newsroom de SRF

Leutschenbach, c’est le nom du quartier zurichois où se trouve le studio de télévision de SRF. Par un raccourci, c’est également ainsi que l’on nomme ce même studio.

Dans un article du Blick du 15 septembre (librement traduit sur notre site), l’on apprend que « Leutschenbach bouillonne ». Une lettre de protestation de la rédaction nationale de SRF exprime le mécontentement du personnel face aux conditions de travail dans une newsroom soumise à une vaste réorganisation.

Soutenus par le SSM, les journalistes décrivent « un climat de travail empoisonné » par des annonces de suppression de postes et une efficacité journalistique « fortement remise en question ». Ils dénoncent des structures opaques et demandent une analyse pour améliorer des conditions de travail devenues inacceptables. « Trop souvent, en tant que journalistes critiques, nous nous sentons coupés des décisions prises en haut, ignorés et limités dans notre volonté de produire ». Dans la salle de rédaction, cela entraîne « un sentiment de perte d’autonomie ». Un climat tendu et un « sentiment d’insécurité permanent » qui débouche sur des départs de collègues de qualité.

Lire l’interview réalisée par nos collègues du SSM Lugano.

Le SSM invite les professionnel-le-s de la RTS à s’intéresser à ce qui se passe chez nos collègues alémaniques. En effet, SRF a un temps d’avance sur la RTS dans le processus de transformation qui, en Suisse romande, se concrétisera avec le projet campus 2.0.

Newsletter au personnel RTS, le 6 octobre 2020 

 

 

 

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